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Cher monsieur,

Je suis particulièrement heureux d'avoir connu votre site web. Je viens de prendre ma retraite après plus de quarante ans passés dans l'enseignement supérieur, notamment en sciences de l'éducation. J'ai toujours milité pour la pédagogie active. Vous trouverez de nombreux textes en ce sens sur internet (www.barbier-rd.nom.fr).
Certes, ma profession à l'université m'a conduit à approfondir les théories diverses touchant à  la pédagogie et à  l'éducation, mais plus encore, sans doute, à  la nature même de l'éducation de la personne. Aujourd'hui, je viens de créer l'institut supérieur des sagesses du monde (ISMM) en ligne.
Il s'agit, tout simplement, du résultat de cet approfondissement éducatif.
http://www.barbier-rd.nom.fr/issm
Merci encore de votre apport. On ne redira jamais assez, en ces temps de retour à la pédagogie la plus archaïque, à quel point des personnes comme vous, sont nécessaires pour tenter, encore, d'espérer.

René Barbier
Professeur Émérite de Sciences de l'Éducation
Université Paris 8
Chevalier des palmes académiques - Directeur de recherche - Créateur du « Journal des chercheurs »
www.barbier-rd.nom.fr/Lejournaldeschercheurs.html

Excellente lecture à laquelle vous nous conviez. Merci.
Politiquement, que faire, si l'on enseigne dans le secteur public, avec des classes relativement chargées (20-24 élèves.- de 15 à 19 ans selon les classes- ce qui est encore acceptable - Nous sommes en Suisse, niveau "lycée")? Démissionner? S'engager dans une grande banque, dont la Suisse ne manque pas ? Entamer une revendication politique vouée à l'échec ?
Merci cependant pour les multiples tuyaux pédagogiques dispensés (et rappels parfois). Le "monde de l'Éducation" d'avril 2008 a bien fait de passer votre "pub".

J.P. Moret
Fonction : prof (tuteur, dans votre texte !)

Réponse :
Merci pour votre message. Et comment ne pas comprendre votre découragement ? Ne sous-estimez pourtant pas l’influence que vous avez - sur votre entourage, sur vos collègues, sur vos élèves, sur les responsables de l’institution où vous travaillez. N’hésitez pas à parler de ces idées pédagogiques de bon sens que j’ai essayé d’exprimer dans mon document et que vous partagez, depuis longtemps, sûrement.
Le message : « Nos classes sont trop chargées. Nous ne pouvons pas accorder à chacun, individuellement, l’attention qui lui est nécessaire », mérite d’être répété inlassablement. 20-24 élèves est évidemment moins horrible que 30-35, mais c’est encore trop ! Dites-le, écrivez-le et expliquez pourquoi. Dites-le à tout le monde, y compris et surtout, peut-être, à vos élèves qui ont bien le droit de comprendre ce qui ne va pas tout à fait bien à l’école.
A mon avis ce travail n’est pas une revendication politique, mais un devoir politique. Une nécessité en tout cas.
Et n’oubliez pas que le métier de banquier est, de tous... le plus ennuyeux.
N. Wapler


Bonjour,
ayant lu la conclusion de votre ouvrage, et l'ayant trouvée très pertinente, je me suis permis de signaler votre site et d'envoyer l'ouvrage à un groupe de professionnels avec lesquels nous travaillons à la réalisation d'un livret pédagogique sur l'accompagnement à la scolarité. Ce livret est destiné aux responsables d'associations et aux animateurs intervenant dans ce domaine. Je vais me plonger dans la lecture complète de votre livre dès que possible.
Merci encore pour votre utile initiative.

Michel Rousseau
Consultant en gestion des ressources humaines


Cher Nicolas,
I have had a chance to look at your work on learning. I find it original, illuminating, and instructive. Very well done. I am proud that a friend of mine has put this material together in such a coherent fashion.

Townsend Walker
San Francisco
U.S.A.

Réponse :
Dear Townsend,
Thank you so much for your message about « L’initiation... ». I just tried to express, as clearly as I could, the essence of what I learned and had the opportunity to practice under your inspiring leadership.
Nicolas

Bonjour,
Je suis un jeune enseignant gabonais, en activité depuis huit ans. C'est en faisant des recherches sur la pédagogie active que j'ai découvert ce site qui est très intéressant.
Rendre effective la pratique de cette pédagogie est le combat du ministère de l'Éducation Nationale du Gabon, car beaucoup d'enseignants ont encore du mal à mettre l'apprenant au centre de l'apprentissage. Avez-vous écrit plusieurs ouvrages? Peut-on les avoir au Gabon? Peut-on les commander?
Bien des choses à vous.

Tiburce Kassadou
Enseignant

Réponse :
Merci pour votre message et pour ce que vous dites de la volonté du gouvernement de votre pays de mettre l'apprenant au centre de l'apprentissage.
Vu le grand nombre de téléchargements effectués par des professeurs africains, il me semble que l'on a une grande conscience des mérites de la pédagogie active dans votre continent. De plus, mon expérience d'enseignement en Afrique (hélas très courte) m'a convaincu que les apprenants africains étaient également particulièrement réceptifs à cette manière d'être "enseignés". Tout cela est donc très encourageant.
Je n’ai pas écrit d’autres ouvrages de pédagogie. Celui qui est présenté par le site n'est pas encore distribué en librairie mais, comme on peut le télécharger gratuitement et l'imprimer librement, n'hésitez pas à le diffuser, sous réserve, toutefois, qu'il faut me prévenir (nombre d'exemplaires, destinataires).
Je vous souhaite beaucoup de succès.

Nicolas Wapler

Message : Bonjour, nous venons d'ouvrir une école bilingue Calandreta à Nîmes, et un site internet va bientôt être mis en ligne. Je me propose de mettre un lien vers votre site pour une explication très complète sur la pédagogie active. Cela pose-t-il un problème ?
Nicole Combe

Réponse : Dans la mesure où votre site concerne l'enseignement, la pédagogie ou la formation, je ne vois aucun problème pour que vous y insériez un lien renvoyant à notre site et, au contraire, je vous en remercie.
Nicolas Wapler


Message 2 : Merci beaucoup, merci aussi pour l’énorme travail que vous avez mis en ligne. Nous tenons à ce que les parents qui se renseignent sur notre école soient vraiment conscients et solidaires de la pédagogie qui y est appliquée. Un site comme le vôtre nous permet d'avoir des appuis très solides et une mine d'infos sur la pédagogie active.
Nicole Combe

Réponse 2 : Ce que je lis sur internet au sujet des écoles Calandreta est très séduisant : Conjuguer la gratuité, la laïcité, les programmes de l’éducation nationale, la pédagogie active... et l’occitan, -cette langue que Dante considérait comme supérieure, sur le plan poétique, au toscan,- me semble merveilleux.
J’espère avoir un jour l’occasion d’en apprendre plus sur votre action éducative.
Bonne chance,
Nicolas Wapler

Bonjour,
 
J'ai trouvé la lecture de votre document très intéressante et j'adhère complètement à votre démarche. Je suis mère d'un enfant de bientôt quatre ans que je m'efforce d'instruire en suivant, principalement, la pédagogie Montessori. Je ne crois pas le pousser, mais j'essaie de lui présenter des choses qui peuvent l'intéresser et si cela lui plaît, je lui fournis le matériel susceptible de lui permettre de mieux comprendre et assimiler la question abordée. Un des résultats parlants a été que, dès avant son entrée en maternelle, et sans aucun effort apparent, il avait assimilé le tracé et le nom de toutes les lettres de l'alphabet, ainsi que les chiffres. Je précise qu'à chaque fois, c'est lui qui a été demandeur de son apprentissage. Je m'efforce aujourd'hui de poursuivre selon les principes de la pédagogie active pour plusieurs raisons: d'une part, je trouve le système scolaire français très oppressif et peu efficace, pour des raisons que vous évoquez (enseignants mal formés et/ou débordés par le nombre, et aussi la force des habitudes....); d'autre part, je suis moi-même un produit du système scolaire français traditionnel, mais, sans le savoir, je me suis appliquée les principes de la pédagogie active au moins depuis le lycée (et je me souviens encore des tableaux que je créais pendant mes études universitaires pour apprendre mes cours de droit, et ensuite pour instruire mes étudiants dans cette même matière (mais là encore, avec 40 étudiants, il est difficile d'être efficace....));  enfin, je vais probablement déscolariser mon fils l'année prochaine car nous allons partir nous installer à l'étranger.
A cet égard, je voudrais quand même signaler le coût du matériel que doit acquérir tout parent qui souhaite instruire lui-même son enfant (j'en fabrique le plus possible, mais j'ai mes limites...). Et comme vous le dites, un bon matériel est une des clés de la pédagogie active. Idem pour tout parent qui souhaiterait suivre une formation à la pédagogie active (Montessori ou autre....). Ces formations sont très onéreuses et ne sont pas à la portée de toutes les bourses.
Une telle formation m'aiderait sûrement même si elle m'est pour le moment inaccessible, mais avec le temps, je crois que je m'améliore. Je "sens" quand je m'écarte de mes principes d'instruction (je parle alors trop...) et cela m'est confirmé par l'attitude de mon fils à ce moment-là ("ce n'est pas bien aujourd'hui maman...").
Votre document m'a fait cependant prendre une plus claire conscience de ce qui manque le plus à l'instruction que je dispense à mon fils: une dynamique de (petit) groupe. Mais je crois que dans le cadre de l'instruction en famille, celle des autres frères et sœurs peut être un moteur puissant.
Cordialement,
 
M. M., Professeure et mère de famille
 
Réponse :
Madame,
Merci pour votre message. Je suis sûr qu'il donnera beaucoup de courage aux milliers d'internautes qui le consultent et téléchargent notre document... Certains (ceux qui le peuvent, ce qui n'est pas évident) vous imiteront, et d'autres, je l'espère, parleront autour d'eux de ces vieilles méthodes de pédagogie active qui donnent de si puissants résultats et qu'il serait grand temps d'introduire dans l'enseignement public.
Vous avez raison d'insister sur le coût des formations aux pédagogies actives et des matériels pédagogiques. C'est évidemment très regrettable, et cela, d'autant plus que chacun comprend que s'ils étaient subventionnés et produits à grande échelle, ils seraient très accessibles. C'est aussi un effet de la commercialisation croissante de tout ce qui est relatif à l'enseignement, un autre fait qu'on ne peut que regretter.
Bonne chance, et n'hésitez pas à me tenir au courant.
Nicolas Wapler

Un internaute nous fait part de son projet de recherche :
 
J'entreprends une recherche sur l'efficacité de la pédagogie coopérative dans le cadre d’une école en France.
Cette recherche se propose d’étudier le devenir d’élèves ayant reçu un enseignement basé sur les pédagogies coopératives une fois entrés au collège, du point de vue de leur adaptation à de nouvelles formes de travail, des acquisitions scolaires et de leur comportement citoyen. Peu de recherches ont, semble-t-il, creusé l’impact des pédagogies coopératives sur les apprentissages. Les élèves ayant pratiqué ces pédagogies seraient plus motivés par l’école, ils y prendraient la plupart du temps un plaisir évident. Les enseignants seraient plutôt satisfaits au regard de ce que l’école attend en terme d’acquisitions. Les témoignages sur les  passages au collège sont décrits comme sereins sans de réelles difficultés d’adaptation au système ou au niveau scolaire.
- Quelles motivations les élèves des classes coopératives expriment-ils ?
- Quel est ce « plaisir » d’apprendre ou à apprendre au sein d’une classe de ce type ?
- Quel bilan peut-on tirer sur l’acquisition des savoirs ?
- Quels effets peut-on observer dans les passages du primaire au secondaire ?
- Les pédagogies coopératives peuvent-elles se prolonger au-delà de l’école primaire ?
- Pourquoi cette façon d’enseigner, souvent nommée «pédagogie active», «participative» ou «coopérative» est-elle rarement pratiquée en France dans le secondaire malgré les succès spectaculaires qu’elle prétend obtenir ?

Mon terrain d’observation sera l’école Antoine Balard de Montpellier. Cette école, classée en zep, est située dans le quartier de la Mosson. Elle accueille près de 200 enfants dont les familles sont particulièrement fragiles. Depuis deux ans la plupart de ces élèves sont scolarisés dans les collèges Arthur Rimbaud et les Escoliers de la Mosson à Montpellier.
Il conviendra d’établir des données quantitatives et qualitatives. Des entretiens seront menés avec les autres acteurs ; enseignants, parents, acteurs institutionnels.
Renforcer la qualité des apprentissages dans les matières de base et assurer la réussite de  la plupart des élèves, c’est à ces deux objectifs que voudrait répondre ce travail de recherche.

Régis Vezon
Enseignant chercheur


Bon courage pour ce passionnant travail que vous entreprenez et dont vous décrivez si bien les différents aspects. Je pense que, si c’était possible, beaucoup d’internautes seraient intéressés par votre étude lorsqu’elle sera achevée...
En attendant, n’hésitez pas à nous tenir au courant.
 
Nicolas Wapler

Bonjour,
Je suis enseignante en lycée général et c'est en me questionnant sur la pédagogie active que j'ai découvert votre site. Beaucoup de choses très intéressantes que je vais tenter d'appliquer. C'est la première fois, depuis que j'enseigne (12 ans), que je me trouve face à des classes qui ne travaillent pas. En proposant un espace de discussion avec ces élèves, il y en a un qui a évoqué "l'interactivité". Dans ce que l'on m'a enseigné, c'est l'élève qui est au centre de l'éducation, mais que faire quand ils sont fermés à l'enseignement et que ce qui leur plaît c’est le bavardage incessant alors qu'ils ont l'épreuve anticipée de français à préparer ?
Votre site va être pour moi une source précieuse.
Bien à vous,
B. Doffénies

Réponse :

Pas facile ! Et parfois, ces instants de durée indéterminée qui précèdent le moment où la « mayonnaise prend » sont très décourageants pour l’enseignant.
Ils bavardent ? C’est parfois bon signe. Cela peut vouloir dire qu’ils sont là et qu’ils sont ensemble. Évidemment, leur énergie part dans tous les sens. Leur esprit ne se porte encore sur rien de précis, d’où l’impression (très justifiée) de désordre, de perte de temps, d’indiscipline.
Obtenir l’attention de chacun, puis de tous, sur ce qui fait l’objet de l’étude ne vient pas d’emblée. Paradoxalement, c’est parfois dans le désordre préalable que l’on trouve un fil conducteur. A force d’expériences, l’enseignant parvient à le trouver, et l’exploration du sujet ou de la question commence alors avec la participation active de chacun. Pas facile, mais il ne faut pas se décourager, être attentif à tout, essayer et réessayer encore et encore.
Je me pose toutefois une question : Combien avez-vous d’élèves dans vos classes ? Car il ne faut pas se leurrer : Réussir cette manière d’enseignement demande beaucoup d’énergie et une grande disponibilité pour chacun. Trop d’élèves est un réel obstacle.
Bon courage et n’hésitez pas à nous réécrire.

Nicolas Wapler

Bonjour,
Ce texte apporte beaucoup par la manière dont il formalise, de façon claire et vivante, des fondamentaux de la pédagogie active. La lecture thématique est particulièrement intéressante.
Nous travaillons dans une école enfantine et primaire (enfants de 3 à 12 ans) qui pratique une pédagogie active. Il est toujours délicat de partager nos manières de faire avec les nouveaux enseignants. Certains d'entre eux sont anglophones et j'aimerais pouvoir aussi leur soumettre ce texte. Y a-t-il une version anglaise disponible ?- - D'avance merci de votre aide,
Muriel

Muriel Rusillon
Enseignante
Suisse

Réponse :

Malheureusement, la version en anglais de ce texte est loin d’être prête. C’est un projet que je repousse mois après mois, faute de temps pour m’y consacrer. L’été prochain ? Je l’espère.
Bon courage
Nicolas Wapler

Bonjour,
Après avoir lu la très intéressante « lecture thématique » du document, je puis dire que nous pratiquons cette fameuse pédagogie; au moins pour ma part. J’exerce depuis 20 ans le métier d’enseignant. J'ai enseigné presque toutes les disciplines dans plusieurs régions de mon pays. Or, d'après cette expérience j'ai remarqué que le rendement de cette pédagogie varie d'une région à l'autre et selon la situation familiale: niveau de vie, niveau culturel des parents, perspectives d’avenir des enfants. Je vois que la famille est le partenaire magistral d'une éducation par pédagogie active. Le maître ne peut être le médiateur de l'information que si l'apprenant a envie de la recevoir. J'ai eu l’occasion d'enseigner des groupes très restreints : une classe de 7 élèves et une autre de 9 élèves, mais malheureusement j'ai obtenu des résultats honteux. A l’inverse, cette année, j'ai deux classes de 27 et 28 élèves chaque, et pourtant je me sens satisfait des résultats.
Donc, pour moi, la pédagogie participative est tout un projet qui doit concerner l’ensemble de la vie et ne doit pas se limiter à la seule école. La famille est la première école et si tu as bien éduqué une mère, tu auras une bonne population.

Achek Adel
Professeur des écoles primaires en Tunisie
achek_adel@yahoo.fr

Réponse :

Merci pour votre très intéressante communication. On ne saurait trop dire, comme vous le faites, l’importance du milieu dans lequel vivent les enfants sur la manière dont ils reçoivent un enseignement. Vous avez bien raison. Ce qu’on appelle la « pédagogie active », qui est en fait une manière de communiquer avec les enfants et une attitude à leur égard, devrait être celle, non seulement des professeurs, mais de tous ceux qui sont en contact avec eux, et donc, avant tout, de leurs parents. (C’est pour ça, d’ailleurs que l’établissement de relations personnelles entre les enseignants et les parents de leurs élèves son si importantes). Ne sous-estimez pourtant pas votre rôle. Les succès que vous rencontrez montrent bien qu’il est capital.
Avant de terminer, permettez-moi de vous dire que je vous envie un peu. L’expérience que j’ai de l’enseignement en Tunisie (une expérience trop courte, hélas) m’a convaincu que, chez vous, la pédagogie active se pratique presque naturellement, comme si elle faisait partie de votre culture de l’enseignement. J’ai enseigné des groupes, effectivement de 20 à 25 élèves (des étudiants), et je me souviens de leur enthousiasme à participer, à communiquer entre eux et avec moi, spontanément, sans que j’ai besoin de les y inviter. Les résultats aussi étaient remarquables. Cela montre bien que, lorsque les apprenants participent à cette pédagogie, leur nombre dans un groupe peut être plus élevé qu’on ne pense.
Nicolas Wapler



© Nicolas WAPLER- Septembre 2007